Lorsqu'un enfant est en danger, le juge des enfants peut être saisi et ordonner des mesures d'assistance éducative pour protéger le mineur.
Le maintien du mineur dans son milieu actuel, qui s'entend de son milieu familial naturel, est le principe.
Un tel maintien est assorti d'une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert "AEMO", le cas échéant renforcée ou intensifiée, éventuellement avec possibilité d'un hébergement exceptionnel ou périodique.
Ce n'est que si la protection de l'enfant l'exige, que le juge des enfants peut décider de le confier à un service départemental de l'aide sociale à l'enfance.
La mesure de placement éducatif à domicile s'est développée pour répondre à divers objectifs : l'enfant reste dans son milieu familial mais avec une intervention soutenue du service d'assistance éducative.
La Cour de cassation, dans son avis du 14 février 2024, est claire : si le mineur fait l'objet d'un placement à domicile chez ses parents quotidiennement, jour et nuit, il ne s'agit pas d'un placement à l'Aide Sociale à l'Enfance "ASE" mais d'une AEMO : ce qui a des conséquences en terme de responsabilité civile car les parents restent donc les responsables en tant que gardiens.