En application de la Convention de La Haye du 25 octobre 1980, lorsqu'un enfant a été déplacé ou retenu illicitement et qu'une période de moins d'un an s'est écoulée à partir du déplacement ou du non-retour au moment de l'introduction de la demande devant l'autorité judiciaire ou administrative de l'État contractant où se trouve l'enfant, l'autorité saisie ordonne son retour immédiat. MAIS la Convention ne précise pas l'État à destination duquel le retour de l'enfant doit être ordonné: ce qui permet d'éviter un retour dans le pays de résidence avant enlèvement lorsque le parent demandeur n'habite plus l'État de la résidence habituelle antérieure au déplacement.
(Re) MAIS dans son arrêt du 10 juillet 2024 (famille qui vit au Danemark, Madame retourne en Ukraine et accouche là-bas, puis part en France avec l'enfant) la Cour de cassation retient que la résidence habituelle de l'enfant était en Ukraine avant son déplacement illicite en France avec sa mère, mais que,
même si cela n'était pas du fait du père, l'enfant, âgé de cinq ans, n'avait jamais vu son père et ne le connaissait pas, pas plus qu'il ne connaissait le Danemark, lieu de résidence de son père, où il n'avait jamais vécu : rejet du pouvoir du père victime de l'enlèvement et donc maintien de la résidence de l'enfant chez la mère en France...Cass. 1e civ. 10-7-2024 n° 24-12.156